Vu d’ici

Les broches « vu d’ici » sollicitent avant tout le regard. Le volume d’apparence banale dégage un sens mystérieux qui se dérobe au passant pour ne se révéler qu’à celui qui le porte. Exalant la destination visuelle de la broche, E.B. force le regard à plonger dans l’orifce qui traverse le bijou de part en part. Le volume dévoile alors ses composantes internes à travers ce passage que la puretée blanche ou le noir coloré de l’argent rend lumineux. De ce dialogue visuel s’établit peu à peu une véritable relation de connivence entre la broche et la personne qui la porte.

Myriam Poiatti, Genève, 1997 (extrait)